Chapitre 3 – Mesure de la qualité du contenu et de l’engagement de l’utilisateur

Chapitre 3 – Mesure de la qualité du contenu et de l’engagement de l’utilisateur

À Propos

Cet article fait partie du Guide Simple et Précis sur le SEO.

Les moteurs de recherche essaient de mesurer la qualité et l’unicité du contenu de sites web. Une méthode efficace pour se faire, consiste à évaluer la page web elle-même. Par exemple, si une page web contient plusieurs fautes de grammaire et de photographe, ceci peut être considéré comme une négligence de la part de l’éditeur qui a écrit le contenu de la page web. Voici un article qui relate cette liaison entre un classement de page et l’orthographe.
Le moteurs de recherchent peuvent également mesurer le niveau de lisibilité d’un document. Il existe une formule populaire pour mesurer la lisibilité d’un document : Kincaid Grade Level Readability qui prend en considération des éléments comme la moyenne de la longueur d’un mot ainsi que le nombre de mots par phrase. Ceci permet de déterminer le niveau d’éducation requis pour comprendre la phrase. Comme exemple, imaginons que le site de ToysRUs propose un vélo avec une description qui ne serait compréhensible que par un docteur d’université. Ceci reflète simplement un pauvre effort éditorial déployé par l’éditeur du site web.

Un autre indicateur qui évalue la qualité d’une page web est celui qui permet de savoir combien d’utilisateurs, ont pu arriver sur une page web, cliqué sur le bouton précédent pour revenir aux résultats de recherche et ensuite cliqué sur le lien suivant. C’est un indicateur considéré comme fort pour refléter une pauvre qualité d’une page web.

Google avait commencé cette méthode de classement basé sur la qualité quand la boite américaine avait mise à jour son algorithme de Panda en 2011. Grace à un accès à une large quantité de moyens, Google contrôle comment chaque utilisateur interagit avec une page web. L’accès à ces données ne confirme pas définitivement qu’elle l’utilise comme facteur de classement dans les résultats de recherche. Cependant, on sait que Google utilise ces données pour comprendre comment un utilisateur interagit avec une page web. Les moyens utilisés par Google sont nombreux, on peut citer parmi eux :

Interaction avec les résultats de recherche

Comme mentionné précédemment, un utilisateur qui clique sur un lien au niveau du SERP (page de résultats d’un moteur de recherche), accède à votre site, puis clique sur le bouton précédent et choisit un autre lien dans la même SERP, ceci peut être considéré comme un signal négatif qui influencerait sur le classement de votre site web chez Google.

Google Analytics

Plus que la moitié des entreprises Fortune 1000 utilisent Google Analytics selon datanyze. Selon la même source, Google Analytics représente  57 % de la part du marché. Si on rajoute 23.8 % des sites web utilisant la nouvelle version recommandée par Google appelée Google Universal Analytics, cela signifierait qu’en France, 80.8% des sites web utilisent la technologie Google pour des fins d’analyse et de tracking.

 

En France, 80.8% des sites web utilisent la technologie Analytics de Google

 

Toutes ces données confirment que Google a un package de données qui lui permets de visualiser et comprendre ce qui se passe dans la majorité des sites web du monde.

La technologie Analytics, qu’elle soit Google Analytics ou bien Google Universal Analytics permets à Google de comprendre ce que c’est :

  • Taux de rebond (Bounce Rate) :

Le pourcentage de visiteurs qui visitent une seule page de votre site web.

  • Temps passé sur le site (Time on Site) : C’est un indicateur qui reflète le temps passé d’un utilisateur sur votre site entre le chargement de la première page visualisée et la dernière page visualisée. Cela veut dire, qu’il ne prend pas en compte le temps passé sur la dernière page.
  • Nombre de pages vues par visiteur (Page Views per Visitor) : La moyenne du nombre de pages vues par chaque visiteur de votre site web.

 

Google Toolbar

Ceci s’applique pour les utilisateurs qui utilisent d’autres navigateurs que Chrome. Car Chrome intègre aujourd’hui toutes les fonctionnalités de Google Toolbar. En cas de l’utilisation de Chrome ou du Google Toolbar, Google est en mesure de connaitre et maitriser tout le comportement de navigation de l’utilisateur. Avec les fonctionnalités du Google Toolbar qu’elle soit installé au niveau d’un navigateur différent ou en cas d’utilisation de Chrome, Google peut peaufiner l’indicateur mentionné précédemment : Temps passé sur le site. Chrome ou Google Toolbar sera en mesure de mesurer exactement le temps passé sur un site web depuis la première arrivée sur le site web (et pas depuis le chargement complet de la page web) jusqu’au moment où l’utilisateur quitte ce site web pour un autre site différent. Ces fonctionnalités permettent aussi d’informer Google sur le taux de rebond et le nombre de pages vues par l’utilisateur.

Google +

Malgré qu’il n’existe pas d’affirmation officielle sur le lien direct entre Google + et le classement d’un site web au niveau du SERP, un article très intéressant de trackmaven avait montré que selon une étude de marketingcharts Google + a le coefficient le plus élevé (0.4) qui montre une corrélation forte entre les partages sur Google + et les résultats de recherche obtenus sur Google. En d’autres termes, 1 partage sur Facebook a 6 % moins de chance de comparaitre sur Google face à un lien partagé via Google +

 

1 partage sur Facebook a 6 % moins de chance de comparaitre sur Google face à un lien partagé via Google +

 

qualité Searchmetrics Google US Ranking Factors

Blocklist

C’est une extension installée par défaut sur le navigateur Chrome permettant à un utilisateur d’envoyer un signal à Google pour dire que le résultat n’est pas convenable. Google utilise ces signaux pour son algorithme Panda afin d’améliorer la qualité de chaque contenu qu’elle indexe.

block site

Goo.gl

C’est un réducteur d’URLs. En d’autres termes, au lieu d’avoir un long URL comme : http://www.webeazy.fr/blog/chapitre-1-le-fonctionnement-des-moteurs-de-recherche/ on peut utiliser un lien plus court et plus pratique comme : http://goo.gl/GBMiKc: ce lien plus court est utilisé quand on veut le partager sur les réseaux sociaux ou même dans nos échanges d’emails. Google a donc un autre moyen de contrôler tous les contenus des sites ayant des URLs goog :gl. Ce contrôle passe d’abord par savoir quel contenu est partagé, mais aussi voir le contenu des sites que les robots d’indexation n’ont pas le droit de voir.

Evaluation humaine

Le 19 Novembre 2015, Google nous a annoncé une mise à jour de ses directives du classement selon de la qualité de recherche. Google a annoncé qu’elle fait appel à des évaluateurs (êtres humains) afin de juger la qualité des recherches. Ces évaluateurs permettent à Google de comprendre mieux l’expérience utilisateur du moteur de recherche.

Le mobile étant un élément clé et pris au sérieux par Google. Google avait compris qu’un utilisateur de mobile utilise ce dernier pour différentes tâches. Les tâches peuvent varier entre simples et complexes. Une simple tache peut être comme : chercher le réalisateur d’un film. Une tâche complexe peut être comme : trouver les horaires de la projection de ce film dans les environs, acheter les tickets et utiliser les GPS du mobile pour se rendre au cinéma. L’évaluateur doit juger les résultats de chaque requête et les reporter à Google afin que celle-ci améliore la qualité de ses recommandations au niveau de la SERP.

Site optimisé pour les mobiles

Depuis le 21 avril 2015, l’adaptation au mobile est devenue un critère de classement très étendue à l’ensemble de la recherche sur Google. Un utilisateur qui effectue une recherche sur mobile, se verra proposer des résultats pertinents et optimisés pour son appareil.

Le respect de ces mesures permet à votre site de booster sa position au niveau des résultats. Il existe d’autres critères comme l’engagement sur les réseaux sociaux, qui lui joue un rôle important quant au positionnement du site sur la SERP. Nous aurons l’occasion de discuter ce sujet important dans un article plus loin.

Analyse des liens

Les moteurs de recherche mesurent constamment qui est lié à qui. En d’autres termes, quel site serait lié au votre et que dit-il sur le vôtre. Si un site veut gagner de la confiance auprès d’un moteur de recherche, il faut qu’un autre site web qui le mentionne, soit considéré de confiance également. Plus un site a de la confiance chez un moteur de recherche, plus il a de l’autorité.

Peu importe le nombre des liens qui pointent sur un site web, si un seul lien existe sur une page avec une haute autorité, ce lien serait considéré plus sérieusement que d’autres liens existant sur des pages avec moins d’autorité.

La détermination de l’autorité d’une page ou un site web se fait en combinant l’analyse du modèle des liens ainsi que l’analyse sémantique.

Peut-être que vous êtes intéressé par le jardinage. Un moteur de recherche utilise l’analyse sémantique afin d’identifier une collection de pages web qui se focalisent sur le thème de jardinage. En effet, le moteur de recherche détermine qui de ces sites web à propos du jardinage, a le plus de liens qui pointent sur d’autres sites qui parlent du jardinage. Ce site aura ainsi plus d’autorité que d’autres.

L’analyse des liens reste beaucoup plus complexe que ce qui vient d’être décrit. Mais peut être facilement expliquée grâce à l’exemple suivant :

Prenons l’exemple de 5 sites web parlant de jardinage contenant chacun, plusieurs liens vers des pages parlant de jardinage également :

  • Site A: contient 215 liens vers d’autres sites ou pages sur le même thème : jardinage.
  • Site B: contient 190 liens vers d’autres sites ou pages sur le même thème : jardinage.
  • Site C: contient 203 liens vers d’autres sites ou pages sur le même thème : jardinage.
  • Site D: contient 131 liens vers d’autres sites ou pages sur le même thème : jardinage.
  • Site E: contient 120 liens vers d’autres sites ou pages sur le même thème : jardinage.

Si les sites A, B D et E ont des liens entre eux mais aucun ne pointent sur le site C, le site C sera considéré par le moteur de recherche comme ayant moins d’autorité par rapport aux autres, malgré le fait qu’il a 203 liens sur le thème du jardinage !

Pour résumer, un lien provenant d’une page ayant une bonne autorité auprès du moteur de recherche, a plus de valeur qu’un lien provenant d’une page ayant moins ou pas d’autorité.

Un autre facteur important qui détermine la valeur d’un lien est celui de comment ce lien est-il implémenté au niveau du site web et où est-il placé au niveau de la page web. Si le texte qui inclue le lien contient un mot pertinent (celui recherché par l’utilisateur sur le moteur de recherche), alors ce lien contribuerait sans doute dans l’amélioration du site web au niveau de la SERP. Par exemple, un lien comme « conseils en jardinage » peut apporter plus de valeur au site web qu’un simple lien comme « cliquez ici ». Cependant, Google pénalise un site web s’il contient plusieurs liens comme « conseils en jardinage » avec moins de liens différents.

L’analyse sémantique d’un lien va beaucoup plus loin qu’une simple évaluation du texte du lien comme décrit précédemment. En effet, si le lien « conseils en jardinage » pointe sur une page qui n’a aucun lien avec les conseils en jardinage, la valeur du lien régresse aux yeux du moteur de recherche. Le moteur de recherche regarde également le contenu de la page qui contient le lien « conseils en jardinage » et juge si le contexte de l’article est lié vraiment au jardinage.

 

1 Commentaires

  1. Fredo
    janvier 22, 2016 09:40

    Pour ce qui est du réducteur d’URLs, ceci reste juste une simple supposition. Google n’a jamais confirmé de telle méthode auparavant !